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02 décembre 2008

Comment ressusciter dans une laverie-automatique (2/2)

 

"J'ai de plus en plus l'impression que le temps n'existe absolument pas, qu'au contraire il n'y a que des espaces imbriqués les uns dans les autres […], que les vivants et les morts au gré de leur humeur peuvent passer de l'un à l'autre, et plus j'y réfléchis, plus il me semble que nous qui sommes encore en vie, nous sommes aux yeux des morts des êtres irréels. "

W.G.Sebald. Austerlitz.

 

La peau de l'ours séchait tant bien que mal, tournant en rond dans une lucarne presque propre.

Un concentré de vie parcourait les quelques mètres carrés d'une laverie. Tout était écrasé par une lumière blanche implacable. Chacun observait ses propres tentatives d'attirer à la fois les regards, la sympathie et l'indifférence car l'en-dehors n'existait pas dans ce lieu où s'achetait le temps.

C'était la plus sûre des prisons, puisqu'on y revenait en toute liberté s'y enfermer pour quelques pièces.

A Huis-Clos, près un tramway, Lambert désirait cette attente. Ce symbole du non-agir attirait la foudre plus sûrement qu'un arbre imprudent.

 

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http://www.ardnaveholidaypark.co.uk/contents/media/laundrette%20at%20ardnave%20holiday%20park.jpg