09 juillet 2008

Silva rerum

« Quand je serai complètement rétabli, je retournerai donc à Mont Royal avec une des expéditions scientifiques qui passent par ici. Il ne sera point difficile d'arranger une évasion et je retournerai alors à l'église solitaire dans ce monde enchanté où, le jour, des oiseaux fantastiques volent à travers la forêt pétrifiée, où des crocodiles gemmés étincellent telles des salamandres héraldiques sur les rives de fleuves cristallins et où, la nuit, l'homme illuminé court parmi les arbres, ses bras tournant comme des roues d'or, sa tête une couronne spectrale.»

J.G Ballard, La forêt de cristal
 
 
 
Lambert n'avait pourtant tourné la tête que quelques instants, contemplant le paysage au loin. Il sut ensuiteque beaucoup de temps s'était écoulé. Il resta là, alangui dans le vide médian malgré le dictat d'instantanés en vigueur, et revint à la source d'un questionnement primordial. Il y avait beaucoup à faire, en commençant par l'éviction de cette fâcheuse tendance atavique  de la culpabilité occidentale face au non-agir.

Ainsi, l'aube revenait et ses rayons matinaux ne blessaient plus les yeux. Puis, quand le crépuscule tombait, la peur d'un bleu parfois trop dur, comme l'écho d'une solitude passagère, ne reflétait plus que le bonheur d'être ici, maintenant.
 
 
 
Forêt.JPG
 
 

 

 

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Commentaires

Un de mes plaisirs à reprendre le journal était de vous relire, mais je vois que ce n'est malheureusement pas le cas. Vous êtes trop heureux?

Écrit par : selian | 15 octobre 2008

On n'est jamais assez heureux.

Mais ce n'est pas lié.

Votre patience est sans doute récompensée.

Écrit par : Lambert Saint-Paul | 25 octobre 2008

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