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18 novembre 2007

L'éternel retour

Lambert prit le large à tire d'aile, sans l'ombre d'un doute mais à pas comptés vers le sud. Ce fut un long voyage où le temps s'effondra, réduisant simultanément les derniers mirages de certains soirs en poussière. Cependant, Lambert affectionnait une certaine tolérance à l'endroit de l'obscur ; il tomba sciemment dans la fascination de l'autre pour une énième dernière fois.

Il y aurait des contes pour des années, entre cette actrice fatiguée morte dans l'oubli, cet homme fatigué qui s'emmurait mais aussi ces chats qui parlaient parfois à l'ombre des citrus. Ces derniers racontèrent à Lambert l'histoire d'une femme revenue sept ans plus tôt du détroit de Messine. On la trouvait dans un bar éponyme et la vie suivait ainsi son cours détournée pour le meilleur et pour le pire.

Le mouvement pouvait être superflu. Lambert ne bougea plus jusqu'à l'aube d'une métamorphose convoitée qui se déroulait à deux pas ici : Il fallait bien rentrer, puisque était encore possible.

 

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Commentaires

Mon cher Lambert, vous vous espacez.....
j'aime à penser que cette formulation vous convient.
Mais toujours grand plaisir de vous lire et de se triturer avec vos mots.

Ecrit par : voiker | 21 novembre 2007

Texte fort, cher Lambert, je mache et remache cette "vie [qui] suivait ainsi son cours détournée"...

Ecrit par : Jean d'Artois | 08 décembre 2007

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