09 septembre 2007

Sur le rivage

« [...]

- Il va y avoir un revirement du destin non ?

- Excatement, dit Oshima. C'est ce qui fait le sel des histoires :
les retournements de situation, les développements inattendus.
Il n'y a qu'une sorte de bonheur, mais le malheur prend mille formes
différentes. Comme dit Tolstoï, le bonheur est une allégorie,
le malheur est une histoire.

[...]
»

Haruki Murakami, Kafka sur le rivage.

 

 

Prenons une idée non-circulaire qui sent bon la marée. On peut ne pas aimer cette odeur, encore moins l'idée de cette odeur, mais saluer le vieil océan est pourtant la moindre des politesses ; mieux encore : une raison suffisante de se sentir bien, ici et maintenant.

L'appartement de Lambert empestait le poisson, non sans raison. Sur cette île déserte, il mangeait cru, puisqu'on était vendredi. La marée montait moins vite que prévue, une chance pour lire d'avantage, les pieds léchés par l'écume des jours.

Cette île était une corde. Un seul faux-pas sur l'étroite bande de sable, ou sur les vagues minuscules, et c'était la clameur d'un autre monde qui chercherait désormais Lambert désespérément. Ses traçes s'estompaient trop vite pour qu'on puisse remonter la piste qui menait jusqu'à lui.

Il y avait un temps superbe ; c'était un bon prétexte pour être heureux, mais il aurait tout aussi bien pu tomber des sardines et des maquereaux.

De toute façon, ça sentait déjà le poisson.

 

 

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Commentaires

c est bien ecrit mais pourquoi maintenir encore ce style dexpression dans un degre zero de l architecture n est il pas temps de considerer l humanite comm un tout non comme un globe ni un globe totalitaire et comprendre simplement que nous sommes en train de sortir du XX eme siecle de la joie de vivre la vie enfin par l eloquence les rencontres une Convention pourquoi pas uniquement avec ceux qui donnent de l oxygene qui ont compris la Nature comme l a entendu C Rosset mais comment le joindre ou quand comment ? dure dur

Ecrit par : Perette ? | 08 février 2008

Chère Perette, votre commentaire est un peu confus, même au XXieme siècle. Si vous voyez un degré zéro et une architecture dans mes chroniques, c'est que vos repères et votre notion du temps ne sont pas dans les mêmes eaux d'un même globe.

Clément Rosset est un spinoziste, (re)lisez "l'Ethique"pour y trouver la clé.

Bien à vous.

Ecrit par : Lambert Saint-Paul | 08 février 2008

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