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14 août 2007
¡ Viva la Revolución !
Lambert avait les yeux fermés, l'endroit était tranquille. C'était assez rare Lambert se tenir si droit, sans doute assis à l'ombre d'un soleil trop rare. Des images défilaient devant ses yeux clos, à intervalles réguliers mais rapidement ; c'était des images éparses de sa vie,. Il ne distinguait guère les contours, signe évident d'une révolution, d'un oubli salvateur du détail qui pouvait tuer.
Les larmes pouvaient couler de temps, provoquant un nouveau kaléidoscope sur une ancienne ligne du temps. C'était l'heure idéale pour signer un traité de paix. Rien n'était plus paisible, justement, que de vouloir vivre en connaissance de cause. D'un seul coup il réalisa qu'il avait trente six ans, qu'il avait les cheveux longs, qu'il venait de dire « je t'aime » sans chanter faux et qu'il existait pour de bon.
C'était le moment pour un bain de pied dans le Tao.
22:45 Publié dans Interstice(s) | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note





Commentaires
Texte superbe.
Rien à rajouter: 'rien'
Ecrit par : Voiker | 22 août 2007
Oui, ces détails qui tuent, et qu'il nous faut rendre évasifs, estompés, qu'il nous faut rendre tout court.
Ecrit par : Ludovic | 03 septembre 2007
Ludovic : Je ne peux que vous conseiller ceci : "Au-dessus du volcan" de Malcolm Lowry !
Voiker : Même en faisant un effort ?
Ecrit par : Lambert Saint-Paul | 09 septembre 2007
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