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08 mai 2007
Fluctuat
- « Nous approchions de la nuée. Des noms s'illuminaient. Le ciel s'emplissait de météores politiques et littéraires. Les surprises crépitaient. Les doux bêlaient, les aigres miaulaient, les gras mugissaient, les maigres rugissaient. »
Paul Valéry. Monsieur Teste.
Après la traversé du désert, vint l'étanchement d'une soif aux accents immobiles. Les secondes devinrent le terreau fertile de la contemplation d'un nouveau monde. L'introspection rendaient les oiseaux moins craintifs ; sur les chemins obligatoires de la vie courante, Lambert les voyait par dizaine, plus proches que jamais, s'égayant d'abondance avec la candeur caractéristique dans l'illusion d'un renouveau au quotidien. Le pire n'est jamais certain dans la grande volière-nursery de l'occident. Aussi un cortège de petites joies tombèrent sur leurs plumes comme autant de paillettes d'or et tous les moineaux crurent devenir des phénix assez peu de temps pour y croire.
Les courants d'airs envahissaient une ville, un pays, un continent assiégés par le manque. Il faisait tellement froid que Lambert s'enroua au point de devenir un autre. Personne ne le reconnu pendant plusieurs jours, presque physiquement. De ce mutisme forcé apparu une lutte intérieure pour tenter d'exister sans le leurre de la reconnaissance des siens. S'ensuivit une grande quiétude d'avoir toujours à perdre ce qu'on croyait être essentiel ; le pépiement des oiseaux sous un ciel pâle.
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Commentaires
"Nous approchions de la nuée. Des noms s'illuminaient."
On ne saurait mieux décrire votre blog.
Ecrit par : Préau | 16 mai 2007
Mon très cher Lambert,
Depuis des éternités nos chemins se croisent sans jamais se séparer (ou alors si peu...) et lors d'une conversation télépathique, je ne vous ai pas reconnu ! Malheureux de moi, qui dans ma méprise vous ai fait l'affront de ne pas vous croire ! Puissent les cieux et les abîmes emporter au loin ce souvenir malencontreux !
Bien à vous, comme toujours, évidemment.
Romano Della Mare
Ecrit par : Romano Della Mare | 01 juin 2007
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