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19 avril 2007

La sémantique du désert

Des bruits de travaux partout. Un incessant concerto de bruits de chantiers comme si on ravalait toutes les façades de la Terre entière. Il était devenu impossible à Lambert de dormir trop longtemps. Pourtant, aucun échafaudages ceinturaient les rues. C'était l'ombre des murs qu'on ravalait dans l'interstice d'apparences devenues moins complexes et plus nombreuses. Cela laissait l'opportunité d'exister et de vivre, en souvenir du passé et des temps à venir. Si la solitude contrastait sciemment avec des moments de pur bonheur, c'était pour échapper au désert, sans l'ombre d'un doute.
 
À midi pile, l'ombre était justement trop courte et rendait les visages grotesques ; C'était la pire heure pour faire partie d'un trombinoscope humanitaire ou divin.

Au pied d'une Sainte Victoire, Lambert pût revenir à lui, précisément là où la joie lui revint définitivement tandis qu'il dormait sur une épaule plutôt que sur ses deux oreilles. Les temps sont difficiles lorsque qu'on compatit trop à la folie des siens, mais inestimable est la découverte d'une oasis, même si le désert avance inexorablement. Les chantiers arythmiques reposaient Lambert.
 
Pas de signe de l'envers du décor. C'est le vent qui indiquera le prochain cap tandis que les ombres finiraient par s'allonger.
 
 
 
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