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19 avril 2007
La sémantique du désert
Des bruits de travaux partout. Un incessant concerto de bruits de chantiers comme si on ravalait toutes les façades de la Terre entière. Il était devenu impossible à Lambert de dormir trop longtemps. Pourtant, aucun échafaudages ceinturaient les rues. C'était l'ombre des murs qu'on ravalait dans l'interstice d'apparences devenues moins complexes et plus nombreuses. Cela laissait l'opportunité d'exister et de vivre, en souvenir du passé et des temps à venir. Si la solitude contrastait sciemment avec des moments de pur bonheur, c'était pour échapper au désert, sans l'ombre d'un doute.
À midi pile, l'ombre était justement trop courte et rendait les visages grotesques ; C'était la pire heure pour faire partie d'un trombinoscope humanitaire ou divin.
Au pied d'une Sainte Victoire, Lambert pût revenir à lui, précisément là où la joie lui revint définitivement tandis qu'il dormait sur une épaule plutôt que sur ses deux oreilles. Les temps sont difficiles lorsque qu'on compatit trop à la folie des siens, mais inestimable est la découverte d'une oasis, même si le désert avance inexorablement. Les chantiers arythmiques reposaient Lambert.
Au pied d'une Sainte Victoire, Lambert pût revenir à lui, précisément là où la joie lui revint définitivement tandis qu'il dormait sur une épaule plutôt que sur ses deux oreilles. Les temps sont difficiles lorsque qu'on compatit trop à la folie des siens, mais inestimable est la découverte d'une oasis, même si le désert avance inexorablement. Les chantiers arythmiques reposaient Lambert.
Pas de signe de l'envers du décor. C'est le vent qui indiquera le prochain cap tandis que les ombres finiraient par s'allonger.
22:40 Publié dans Interstice(s) | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : sémantique, désert, sainte, victoire, chantier, oasis




Commentaires
Le désert, thème trop vaste pour être abordé sans réduire au silence tous ces grains de sable qui le composent.
Une terre de mirages…
« J’ai vu sur les chotts pleins de mirages, la croûte de sel blanc prendre l’apparence de l’eau. »
[André Gide] [Les Nourritures Terrestres]
Une terre d’enfer…
« Quand on me retrouvera, les yeux brûlés, on imaginera que j’ai beaucoup appelé et beaucoup souffert. Mais les élans, mais les regrets, mais les tendres souffrances, ce sont encore des richesses. […] Le désert, c’est moi. »
[A. de Saint-Exupery] [Terre des Hommes]
Une terre de rêve…
« Peut-être qu’il parle avec le bruit léger du vent qui vient du fond de l’espace, ou bien avec le silence entre chaque souffle de vent. Peut-être qu’il parle avec les mots de la lumière, avec les mots qui explosent en gerbes d’étincelles sur les lames de pierres, les mots du sable, les mots des cailloux qui s’effritent en poudre dure, et aussi les mots des scorpions et des serpents qui laissent leurs traces légères dans la poussière. »
[JMG Le Clézio] [Désert]
Et tant d’autres…
Ecrit par : Voiker | 28 avril 2007
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