08 mars 2007
Éphéméride
- « Tu entendras la plupart des gens dire : « À cinquante ans je prendrai ma retraite, ma soixantième année me laissera quitter toute obligation », Et quelle est enfin cette garantie d’une vie plus longue que celle que tu reçois ? Qui souffrira que cela aille selon tes dispositions ? N’as-tu pas honte de te réserver les restes de ta vie et de destiner à la rationalité seulement le temps qui ne peut être employé à aucune tâche ? N’est-il pas fort tard de commencer à vivre au moment où il faut s’arrêter ? Quelle folie d’oublier sa condition mortelle, de remettre à sa cinquantième et soixantième année de saines résolutions et de vouloir commencer sa vie à partir du point où peu de gens sont parvenus. »
Sénèque. De la brièveté de la vie. trad. d'Emmanuel Naya
Un rendez vous pour (ne pas) courir à sa perte. Une pensée suraigüe d’une urgence à traiter absolument en dilettante.
L’écriture serrée d’un agenda plus ou moins bien rempli laissait entrevoir du temps pour soi, comme un hymne mortel à la partition irrégulière.
Il suffisait de ce baiser narcissique et d'une seconde supplémentaire : la vie de Lambert devenait ponctuellement infinie.
Il suffisait de ce baiser narcissique et d'une seconde supplémentaire : la vie de Lambert devenait ponctuellement infinie.
17:15 Publié dans Chroniques, Lao Tseu a dit... | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note





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