22 décembre 2006
In aqua veritas
- « Donner de l'amour, c'est vouloir donner quelque chose qu'on n'a pas à quelqu'un qui n'en veut pas. »
Jacques Lacan
- « [...] Pendant les années noires, vous vous êtes bien trop laissé ballotter au gré du courant, au point de frôler la noyade, pour supporter aujourd'hui la moindre approximation dans votre façon de localiser chaque geste, dans le choix des circonstances comme dans celui des mots [...] »
Dominique Autié. Le bec dans l'eau.
Les nuits étaient courtes et le même univers aux odeurs de métal chaud semblait devenir l'unique horizon onirique de Lambert. La fournaise d'une fonderie recyclait sans fin les anciennes passions. Un bestiaire tenace passait la nuit à tergiverser ; Des mots sortirent un pont à traverser : la destinée de Lambert prit la trajectoire qui s'offrait alors.
Aussi, exactement, Lambert vit la ronde des interstices recouvrir le monde commun ; C'était comme autant de portes, de réservoirs de vie, d'amoncellement d'amour(s) possible(s). Il fallait en finir avec l'inertie de la verticalité stérile, cette coïncidence du cercle qui rendait la mort heureuse.
Tout n'allait pas changer : Tout avait déjà changé en silence ; comme la pellicule de neige sur les toits paisibles d'une paix inventée de toute pièce. Comme la pellicule de neige qui rendait glissante les derniers mètres qui suspendait Lambert entre l'ancien et le nouveau monde. Il eut mille fois peur de tomber dans l'abîme et cent fois l'envie de s'y jeter. Puis la curiosité fit taire le bestiaire millénaire.
Visiblement, l 'autre coté du pont était fait d'eau vive.
Aussi, exactement, Lambert vit la ronde des interstices recouvrir le monde commun ; C'était comme autant de portes, de réservoirs de vie, d'amoncellement d'amour(s) possible(s). Il fallait en finir avec l'inertie de la verticalité stérile, cette coïncidence du cercle qui rendait la mort heureuse.
Tout n'allait pas changer : Tout avait déjà changé en silence ; comme la pellicule de neige sur les toits paisibles d'une paix inventée de toute pièce. Comme la pellicule de neige qui rendait glissante les derniers mètres qui suspendait Lambert entre l'ancien et le nouveau monde. Il eut mille fois peur de tomber dans l'abîme et cent fois l'envie de s'y jeter. Puis la curiosité fit taire le bestiaire millénaire.
Visiblement, l 'autre coté du pont était fait d'eau vive.
23:20 Publié dans Cadavres Exquis, Chroniques, Interstice(s), Roman progressif, Tailler en pièces | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note





Commentaires
L'élan vertical rencontre l'inertie comme une fatalité circonstancielle qui n'est pas de son fait ! Aucune illusion ne saurait le coucher .
Écrit par : . | 23 décembre 2006
L'illusion ne peut coucher la verticalité mais la fléchir un temps. Parfois ces illusions peuvent même ralentir la course vers l'infini, ce qui est toujours salutaire mais insuffisant
http://www.lambertsaintpaul.net/archive/2005/10/25/enigmes-perpendiculaires-i.html
http://www.lambertsaintpaul.net/archive/2005/10/26/enigmes-perpendiculaires-ii.html
Écrit par : Lambert Saint-Paul | 23 décembre 2006
La verticalité ne fléchit qu'en tension extrème .Elle imite ainsi à son insu le cercle pour lancer vers lui la flèche qui va le rejoindre .
Écrit par : . | 23 décembre 2006
Au fond, ce sont les illusions toujours rattrapées, toujours retrouvées qui annulent l'inertie et donnent le mouvement. Même circulaire. Même infini. Même fatal.
Mes meilleurs voeux pour la nouvelle Année, Lambert.
Écrit par : Kate | 29 décembre 2006
L'arc de l'éclair, quand deux flèches se rencontrent dans la nuit des temps, n'a rien d'illusoire, Kate !
Écrit par : . | 31 décembre 2006
Mais l'illusion n'est pas (toujours) illusoire, Barre.
Écrit par : Kate | 04 janvier 2007
Je ne répondrai qu'en présence d'une note de vous, chez vous , concernant cette énigme, parce que là ,franchement, vous me séchez, Kate . (sourire) .
Écrit par : . | 05 janvier 2007
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