27 septembre 2006

Délit de fuite

Écrire. Pour Lambert cela s'articulait autour du non-dit. Certains de ses proches avaient parfois confondus le masque et la plume sans se douter un seul instant que leur unicité était toute relative. Tandis qu'ici ou là une amitié naissait ou perdurait (presque par hasard), Lambert, lui, était apparu sans l'ombre d'un hasard ni d'un remords.

Le réel était partout, en sur-jeu, sans grand effort de décorum. L'autophagie n'était qu'un sac de bruit qui importait de moins en moins. La seule difficulté procédait de ne pas se perdre sur les larges voies de bonnes intentions.

Le chemin escarpé des falaises d'un rêve tenace ne tentaient cependant pas Lambert le moins du monde.
 
Il ne restait qu'a créer une porte. Ardemment.
 
 
 
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Commentaires

Symboliquement, une porte vers une fuite en avant ou vers un envol salutaire vers d'autres dimensions extra-totaulogique et mieux proportionnées ?!...
Lambert mais où êtes-vous ?!

Écrit par : Troll de Lille | 03 octobre 2006

Texte immensément claustrophobe à mon sens; marqué par ce terme d'unicité, comme cette épée dans une relation unique entre le torréro et sa victime à cornes.
La fuite, le réel, le chemin, la difficulté, la porte.
Ouvrir les fenêtres, respirer les pures molécules d'air pur.


Le torréro réve-t-il d'un taureau révant de mourir sous l'estocade ?

Écrit par : Voiker | 04 octobre 2006

Troll de Lille : Cette question m'a été maintes fois posée par tous mes proches, justement (relisez cette note).

Voiker : Le Toréro rêve d'un combat, certes truqué. Le taureau rêve d'une porte, mais c'est innaceptable pour tout le monde, ou presque. Ce n'est pas la fuite du réel, mais le réel de la fuite.

Écrit par : Lambert Saint-Paul | 05 octobre 2006

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