01 juin 2006

Des gencives et des hommes (présence obligatoire)

Dans le traité de la trahison auto-centrée que Lambert avait trouvé aux puces contre quelques larmes empruntées, on y trouvait toutes les formes possibles de la séduction ontologique. De la perte assourdissante du sens, on se consolait par la forme illimitée. Les pages étaient trop blanches pour être honnêtes.

Tandis qu'il lisait (im)pudiquement, Lambert acheta du fil dentaire dans une pharmacie car il se souvint que Thésée avait les dents propres dans les mêmes circonstances. Le traité s'avéra décevant : un bavardage sur plusieurs chapitres pour masquer le caractère aléatoire et indispensable de la chance dans cette affaire. C'était ridicule car rigoureusement exact à ce moment là.

Lambert aima se trouver seul dans un carré de lumière. Cela impliquait que quelqu'un l'avait mis en scène.

Trouver le but de cette action serait peut-être trouver l'âme-soeur.
...
(c) Nicolas Wilmouth

Commentaires

C'est excellent.
Pas grand chose à dire d'autre, juste rester simple devant tant d'exactitude ordonnancée de manière lascive et aléatoire.

Ecrit par : Voiker | 01 juin 2006

Oh! Je vois... Vous, croc, moi, viande...

Ecrit par : Kate | 01 juin 2006

Voiker : Merci de votre passage et de votre commentaire.

Kate : pas du tout ! Je suis (presque) végétarien ! Vous m'en voulez toujours de lire Tremblay ? (sourires).

Ecrit par : Lambert Saint-Paul | 01 juin 2006

Ah, malheureux! ne me parlez pas de Tremblay.
Âme soeur et tartare, c'est pas incompatible vous savez.

Ecrit par : Kate | 01 juin 2006

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