05 avril 2006
Corporel
L’éphémère fleurissait, recouvrant comme un lichen l’histoire des hommes. Lambert prenait son temps à guetter quelques vestiges de l’Immuable dont les signes transcendants éblouissaient quand les jours de grand soleil pleuvaient avec toute la verticalité disponible. Le parti pris du corps avait ses limites ; Lambert marchait trop pour être véritablement contemplatif. Certaines idées se cueillent immobiles, à moins de courir derrière la patine enviable d’Autres plus ou moins aboutie. L’envie fut longtemps un poison dont Lambert s’était immunisé, avec beaucoup d’orgueil d’ailleurs. Derrière cette illusion perlait l’incertitude malgré les battues dans la forêt hantée de l’histoire familiale. Rien de plus trivial en somme que ces secrets bien gardés, ombres nécessaires à la mise en relief d’une existence qu’on voudrait paisible.
18:09 Publié dans Captures | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note





Commentaires
Est-ce l'image d'un axolotl émergeant des eaux?
Écrit par : selian | 10 avril 2006
Le corporel et l'esprit s'entrechoquent et laissent transparaitre un desir de transgression, des pulsions inavouees ou inassouvies ;)
Écrit par : Steeve | 11 avril 2006
Selian: Oui, de la meilleure cuvée. À batracien, batracien et demi. (rires).
Steeve : La transgression permet d'aller (parfois) jusqu'à l'assouvissement. Une fois repu, on se rend compte du cycle infernal et délicieux du plaisir.
Écrit par : Lambert Saint-Paul | 11 avril 2006
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