03 avril 2006

L'effet tunnel

Quand un passage s’ouvre au moment même où le livre vous tombe des mains, il faut sauter le fossé. C’est ivre de sommeil que l’inhibition se dissout. Guetter l’instant où tout bascule n’a alors plus de sens. Lambert avait presque compté le nombre de reflets et les rencontres qu’occasionnent les voyages immobiles. Il avait finit par cesser, redoutant l’amplitude d’une attente trop longue ou le bonheur d’un chaleureux échange.

 

Paradoxalement, se rapprocher de cet éloignement était une aventure inédite.

 

 

 

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Commentaires

Voyager immobile me rappelle une anecdote :

Celle d'un personnage qui allait à l'étranger, et s'enfermait dans une chambre d'hôtel pour lire des livres sur le pays où il se trouvait ...
Puis il reprenait l'avion et basculait à nouveau dans le quotidien, s'en évadant en écrivant un carnet de voyageS ...
Il n'avait pas besoin de sac ado, c'était un enfant qui n'avait pas oublié de rêver ...

Écrit par : emmanuel | 06 avril 2006

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