« Vendanges tardives | Page d'accueil | BPM (II - happy hard core) »

02 mars 2006

BPM ( I - genèse)

Assis là dans le calme absolu, au fond d'un canapé inconfortable, Lambert avait la sensation que les évènements s'enchaînaient autour de lui dans une parfaite harmonie. Un air de Jazz que Lambert entendait pour la première fois ponctuait chaque mouvement ou regard autour de lui. C'était comme un instant de grâce... Une délicieuse suspension rythmique.

La Première Fois remontait à quelques années. Lambert était à Florence. En haut des jardins Boboli. Près d'une fontaine, des petits singes en bronze, lascifs. Un énorme balcon séparait Lambert alors d'un splendide panorama. C'est là que pour la première fois, le temps s'est suspendu ; la rumeur de toute chose se tût ; même la lumière semblait s'être arrêtée. Un souffle coupé, un battement de coeur en moins... puis le temps repris ses droits. D'abord médusé, Lambert tourna ensuite instinctivement la tête vers les petits singes... Il aurait juré voir l'un d'eux sourire à la Toscane baignée de soleil.
 
 
medium_singesboboli_efx.jpg

Commentaires

Un amas de coussins, une pièce privée de regard, des yeux fermés ouvrant les portes d'un autre monde...
Les mystères d'un pont, une anacrouse, un quatre-quatre, la magie d'un alto peut-être qui enveloppe un thème plus vieux que le monde : quelques décennies de swing...
Un Soleil qui cave les yeux les plus protégés, une Beauté alentour qui porte à penser que rien ne vaut pareil Lumière...
A quelques kilomètres, passées les Colombes ; les Oliviers, les Vignes, les restanques, des vieilles pierres qui veillent solitaires au défilé des époques...
L'écho des cigales, la nuit celui des grillons...
Des rêves de Renaissance, des sentiers qui emmènent de chapelles en églises à des prières païennes, à des extases de but en blanc, qui provoque les paradoxes sur le terrain de l'Art... Comment tuer Dieu quand cet Enflure Enfle de tant de Beauté : Que faire de cette Baudruche d'ors?
Mère Nature dans l'arène souffle et s'essouffle entre Apogée Naturaliste et épopée Picturale.
Je m'endors et je rêve...
D'une genèse renouvelée, d'un galop libre de statues de marbre en poèmes sabrés : De fontaines à sec et d'ombres oniriques, de Musées de plein air et de Troquets volubiles...
J'imagine la boucle d'une promenade qui ne serait que délice, émerveillement, silence coi, transparence complice des regards, danse des corps qui échoient sur la grève des beautés conquises, le Temps fixé d'une Evidence...
Sonne le tocsin : La Toscane nous fait Mânes : Fantômes et jouisseurs, Rigolards et Ânes farceurs!

Ecrit par : emmanuel | 06 mars 2006

Ecrire un commentaire

NB : Les commentaires de ce blog sont modérés.