25 janvier 2006

Noeud marin

Un horizon qui se courbe. Au loin, la fin du monde connu, et des lieux où Lambert et tant d’autres n’ont jamais mis les pieds.

À trop s'emmêler autour des pâtés de maisons, les fils souples du quotidien se dévident de nos têtes comme de l'abdomen d'une arachnée et font bobine. Il faudrait plus souvent prendre les lignes droites dont on ne revient jamais.

Quand le fil casse, volontairement ou non, la conscience se rétrécie. Courir pour gagner du temps et redéployer son réel ; être attachant semble une montagne à gravir.

Les tisserandes cherchent les ciseaux adéquats : c’est ce temps là qu’il faut mettre à profit pour brouiller les pistes. Ariane, en son temps, n’a pas fait mieux en attirant Thésée « au dehors ».

Il faut alors marcher et couper soit même quelques fils connexes. - Penser à faire des nœuds pour qu’on se souvienne de vous.

La vie, cette éternelle changeante nous habille pourtant de tout le cordage nécessaire.

Lambert gardait l’étrange parfum dont on lui fit don ; un fil essoré, une distillation charismatique de la taille d’une larme.
 
 
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Commentaires

Vous avez trouvé une ligne droite? Faites-moi signe. Je serais ravi de l'emprunter: j'ai trop l'impression de vivre dans des spirales.

Écrit par : selian | 25 janvier 2006

Souples métaphores ..............
salutations.

Écrit par : aa | 26 janvier 2006

Je ne sais trop pourquoi, mais j'ai la gorge nouée à lire ce texte. Être. Attachant. Gravir. Au dehors. Les mots me parlent et m'émeuvent... Merci de les écrire.

Écrit par : Kate | 28 janvier 2006

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