14 janvier 2006
Dérangements
« Tu crois que c'est drôle de te rencontrer pour la première fois et de savoir d'avance tout ce que tu me fera subir ? »
« Tu te passeras d'exister, je m'y habituerai moi aussi. Nous n'aurons même plus besoin de nous aimer, nous en serons devenus incapables, notre amour existera à notre place comme les arrière-arrière-arrière-petits-enfants d'un couple depuis longtemps disparu. Je t'aime mais c'est provisoire, à force d'enfler, notre amour deviendra autonome, il n'aura plus besoin de nous, il nous submergera, il nous interdira même de nous aimer, si mal, avec ces inévitables disputes, ces exaspérations mutuelles, cette lassitude du corps de l'autre, de son esprit, de ses mots au son plus exaspérant qu'une alarme, et de cette rupture toujours espérée, crainte, différée, par lâcheté, par tendresse, par affection, par paresse. »

20:50 Publié dans Cadavres Exquis | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note




Commentaires
Cher Lambert, je vois que vous avez réalisé un chiasma hémisphérique et cérébral de première classe. Le père Noël a ses chouchous.
Alors, le surround ça marche bien? Jadis, le vieux Moïse, la tête entre les deux Kerubims enlacés de baisés de feu avait lui aussi ce genre balladeur, certe un peu encombrant mais très efficace à ce que raconte la Tradition. Plus proche de nous, le divin Dali en pinéale endocrinienne, discutait en privé avec le Boss des boss, de la taille et de la densité de l'âme.
Le bonheur des forfaits illimités "perpétuitaires"...
Je vous salue comme d'habitude les poignes en X, sous l' Etoile.
(sourire)
Bonne année à vous.
Écrit par : (LKL). | 16 janvier 2006
Et après on fait quoi ?
Non parce que là ça ressemble à un point final, à part le temple Bouddhiste ou la cave dans la montagne où se retirer pour méditer...
Écrit par : Neige | 16 janvier 2006
LKL, votre commentaire explosa mes tympans, laissant l'acouphène du bruit de fond de l'univers à l'oeuvre ; Murmures accomplis avec le surround en dedans. Vous refusez les prisons perpétuitaires du prince de ce monde ; la fameuse boucle de mort éternelle face à l'incessant re-commencement pour qui sait voir, par exemple sous le X, là où l'âme est minuscule, mais avec "le plus" de densité comme disait Dalì.
Le "Mal'âkh Yahweh" ne propose qu'une écoute qui nous rassemble. Merci de vos voeux ; je vous envoie ici les miens, sincèrement, sous l'étoile.
Neige : Après ? Il faut recommencer - comme ces boules où la neige tombe en les renversant puis en les mettant à nouveau à l'endroit. Mais vous avez raison à une chose près ; ce n'est pas le point final ici évoqué, c'est le commencement. Merci de votre passage.
Écrit par : Lambert Saint-Paul | 16 janvier 2006
Il manque à tant et à tant d'autres cette propension à la télépathie... La pire terreur qui soit c'est l'effondrement de la complicité : A trop l'être on s'aperçoit qu'on ne l'a jamais été assez : Débile Asile! On cherche les points faibles de la camisole et on fini taclé par Achille, le talon bas, kaï kaï kaï, on file le rêve entre les cuisses… Profil bas : On chuinte à terre, atterré rampe jusqu’à la niche : ouaf ouaf ouaf.
Si l’Amour est un asile de dingue, il faut accepté d’être paumé.
Régis est à l’anis ce que le pastis est à l’absinthe : Un huis clos de troquet !
Malheureusement, si souvent commun.
Ceci dit merci, chaque jour est décidément, chez vous dérangeant.
Écrit par : emmanuel | 17 janvier 2006
(cloc!)
- allo ?
- c'est moi
- je sais
Écrit par : arkrhat | 08 février 2006
Écrire un commentaire
NB : Les commentaires de ce blog sont modérés.