12 décembre 2005
Certitude
« [...] Il annonça, sans se soucier des cervelles altières,
les dernières nouvelles de l’univers [...] »
Gaspar Lens. Leila Messina (95).
Lambert referma le livre-constellation qu’était l’œuvre de Gaspar Lens. Un sentiment de voyage parcourait l’horizon – l’encre pure du ciel était ourlée par les phares du véhicule de Lambert dans une ville éteinte.
Lambert aimait beaucoup cet endroit, cette technopolis morte, où il lisait le plus clair de son temps. C’était l’heure. L’avortement d’une aube rendait la lecture difficile mais sereine. Un carnet à spirale ondulait sous un vent léger et un crayon de bois tentait une évasion.
Assis sur un pont, les ailes pendantes, un ange s’apprêtait à plonger dans les froides eaux de l’oubli, tandis qu’un animal inouï apprenait à lire à sa portée.
« L’imagination n’est pas en cause, tout cela existe peut être, Lambert ! » ; Était-ce l’ange ou l’animal qui s’exprimèrent ainsi ?
La perspective n’était plus la même.
« Peut être » sourit Lambert ; Ce fut la seul chose qu’il nota sur son carnet ce jour là.
Lambert aimait beaucoup cet endroit, cette technopolis morte, où il lisait le plus clair de son temps. C’était l’heure. L’avortement d’une aube rendait la lecture difficile mais sereine. Un carnet à spirale ondulait sous un vent léger et un crayon de bois tentait une évasion.
Assis sur un pont, les ailes pendantes, un ange s’apprêtait à plonger dans les froides eaux de l’oubli, tandis qu’un animal inouï apprenait à lire à sa portée.
« L’imagination n’est pas en cause, tout cela existe peut être, Lambert ! » ; Était-ce l’ange ou l’animal qui s’exprimèrent ainsi ?
La perspective n’était plus la même.
« Peut être » sourit Lambert ; Ce fut la seul chose qu’il nota sur son carnet ce jour là.
18:20 Publié dans Chroniques, Lao Tseu a dit... | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note





Commentaires
Curieux, cher ami, curieux...
Votre note qui me touche apparaît au moment où Gaspar Lens disparaît!...
Les voix ont rejoint la mer et les grands sables de la liberté muette...
Je reste là, autrement.
À vous lire,
et à rêver de mon mieux,
très cordialement, très cordialement,
Ecrit par : Gaspar-Thierry | 12 décembre 2005
J'aime l'idée de vous savoir rôder, Gaspar/Thierry. Cela contribue à entretenir un sentiment de danger. - Votre part de(s) ténèbres -
A très bientôt.
Nécessairement.
Ecrit par : Lambert Saint-Paul | 13 décembre 2005
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