04 décembre 2005
Vecteur(s)
Quelques annotations en marge d'une lettre ou le coeur se dévoile, comme pour dédramatiser – à tort – toute la richesse d'une plaie ouverte. Lambert vit souvent dans une rupture, au delà du chagrin infernal, la diversité qui s'ouvrait pour vivre autre chose. Son destin l'entraîna longtemps dans d'innombrables alcôves aux parfums exotiques. La somme de tout cela se lisait sur son visage et son corps maintes fois envoûtés dans le plaisir infini ne serait-ce que d'une étreinte amoureuse.
Quelques tentatives d'auto-destruction plus loin, des êtres comptèrent sur Lambert pour les aimer, (juste retour sans nul doute). La concordance des temps et des gestes étaient parvenus à ne pas devenir un automatisme consumériste dont la finalité (quel vilain mot) était de reproduire - dans tous les sens du terme. L'amour ou rien, vaste programme dont la naïveté se perdait, seul ou mal accompagné.
Puis vint le temps ou Lambert fut projeté contre le miroir sans tain de ses propres illusions. Des éclats partout. Une image multiple. Des échardes de verre dans les mains qui cherchaient alors l'asservissement dans la croyance d'un septennat malheureux.
L'Oeil de Caïn ne cessera de nous regarder dans la tombe de nos mille regrets éternels adolescents occidentaux. Cet oeil a vu grandir Lambert et se fermait parfois d'aise, à la manière dont un chat montre parfois sa satisfaction mystérieuse due à l'observation d'une proie potentielle.
L'histoire ou son remplaçant rejouait la tragédie humaine édulcorée une énième fois. Il fallait sortir de la boucle, sortir du spectacle, aller dans le décor à toute vitesse et sans habitacle renforcé.
Lambert était tenté et tentait à son tour. La damnation valait mieux que la tiédeur d'une vie sans rêves. Une fois anéantis par des B52. les idéaux de Lambert - dont les rhizomes se tortillaient comme de jeunes pousses – laissaient se découvrir de nouveaux interstices.
Le bruit d'une porte qui s'ouvre ressemble à s'y méprendre à celui d'une porte qu'on ferme à jamais.
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Commentaires
Des portes s'ouvrent violemment puis se ferment doucement.
D'autres s'entrouvrent puis claquent brutalement.
D'autres encore restent à jamais closes.
Par bonheur(s) certaine(s) porte(s) s'ouvre(nt) sans jamais se refermer. Il est bon parfois de rester de l'autre côté. Il est bon aussi de pouvoir les repasser ou de savoir en être capable.
Du jardin de la reine de Cœur,
Maringan
Ecrit par : Maringan | 11 décembre 2005
Dans tous les cas, (Ne pas) sortir de ses gonds.
Ecrit par : Lambert Saint-Paul | 11 décembre 2005
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