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07 septembre 2005
Cristallin
Lambert déambulait dans les rues animées. Les passants pressés courraient presque, à la recherche du temps volé par le jour finissant. Lambert voulu sincèrement presser le pas, mais ce fut impossible. Le corps prenait son temps, en toute liberté. Ce fut alors une étrange sensation que d’être trop grand dans sa propre chair. Comme un flottement ténu mais réel, un rappel à l’essentiel.
C’est en cherchant les autres des yeux dans l’anonymat d’un trottoir qu’on mesure sa transparence.

15:20 Publié dans Roman progressif | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note




Commentaires
Cette sensation de lenteur dans le mouvement du monde devait être bien agréable.
Ecrit par : selian | 08 septembre 2005
À vrai dire, un peu effrayante au début, puis enivrante. Une lenteur enivrante, oui c'est ça.
Ecrit par : Lambert Saint-Paul | 08 septembre 2005
Effort quotidien pour sortir de sa carcasse. Comme s'allonger dans le rayon pain de mie du supermarche, pour oublier tout ceci. Et voler des skis gout malabar.
Ecrit par : alain_laubreaux | 08 septembre 2005
Pour le pain de mie, comment le saviez vous Alain ?
...plus jeune, je volais plus volontiers des caramels ou des voitures.
...pour ce qui est de fabuleux goûts chimiques, je raffole de la soupe de tomate en poudre, moins des malabars
Ecrit par : Lambert Saint-Paul | 08 septembre 2005
Les anges ne sont pas visibles au commun pressé des mortels.
Ecrit par : Maringan | 08 septembre 2005
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