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28 juillet 2005

Pallaksch*2

2-2-12-03-29-16. Christoph s'est emparé du livre et veut absolument y retrouver l'un des passages auxquels il a fait allusion plus tôt, ceux où s'expriment avec lyrisme l'intensité de ce qui unit Hypérion et son grand ami Alabanda. Hölderlin s'est approché de la fenêtre, du livre et de son lecteur, à les toucher presque. Et il se penche encore. L'oeil sur ses propres phrases, la bouche à l'oreille du jeune homme, il murmure : « Pallaksch, Pallaksch ». Le garçon se retourne à demi, et d'après le témoignage qu'il donne aussitôt après à son carnet de bord, qu'on a gardé, il trouve son hôte transfiguré. « Son regard était comme illuminé d'une douce lueur qui me faisait penser aux amitiés du Stift, ces amitiés idéalisées et amoureuses; et je pensais au poète de l'Hypérion qui avait su les sublimer. »

Renaud Camus - Vaisseaux brûlés


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